S Pierre Crézé

 S JacquesCrézé
 (1702-1773)

 S JacquesCrézé
  (1744-1830)

 S Jacques Crézé
  (1779-1842)

 S Yves-Marie Crézé
  (1812-1890)

  S Guillaume-Eugène
 (1842-1903)
8 G4

Guillaume-Eugène Crézé

 
né le 29 avril 1842 à Quintin (22), cordonnier,
  épouse Marie-Louise Bouttier le 8 février 1875 à Quintin, avec qui il eût 5 enfants:
  • Guillaume-Yves-François-M (1876-1878)
  • François-Marie, ecclésiastique(1878-1964)
  • Aimé-Guillaume-François,cordonnier, époux Léa Le Tertre(1880-1953),
  • S Guillaume François-Louis (1883-1969)
  • Marie-Louise-Francine (1885-1963)
FrancoisFrancois
  il meurt à Quintin le 24 novembre 1903
Heureux, Bretons ! Chez eux, le temps des amours durait plus qu'ailleurs. Les jeunes gens et jeunes filles en âge de se courtiser passaient parfois plusieurs années à se faire des galanteries avant d'envisager le mariage et dire adieu à leur jeunesse. Le temps de fréquentation durait entre cinq à dix ans ! Et personne n'était pressé qu'un couple se mariât. La jeune fille vivait tranquillement chez ses parents sans souci d'entretenir une maison tandis que le garçon, lui, n'avait pas encore à envisager de faire vivre une famille ou à se charger d'exploiter une ferme. On avait le temps d'un côté comme de l'autre de se décider et le futur beau-père était loin d'être désavantagé de la situation ! Le garçon qui courtisait sa fille ne cessait de lui offrir de menus cadeaux pour conserver son estime et obtenir, au bout du compte, son adhésion. Jugeant sa fille comme un bon parti, le beau-père faisait souvent même traîner les choses. Le vin et le cidre lui étaient gentiment offerts dans les auberges et le tabac fourni par le fidèle galant de sa fille La plus arrosée n'est pas la première mariée comme en témoignait un dicton de Matignon (C.)
On avait beau se marier tard, on se mariait tout de même ! Le célibat en Bretagne était chose peu fréquente. Lorsqu'une femme restait vieille fille, on faisait courir sur son compte certains bruits qui, plus que des médisances, étaient de véritables croyances. On disait qu'après la mort, elle se transformerait en chouette ou qu'elle rejoindrait le paradis à cheval sur un séran et qu'elle passerait son temps à broyer du chanvre, à cheval sur des bras (broies) de fer. Olle a les talons jaunes ! disait-on à propos d'une femme condamnée au célibat. Ou encore : O reste à graine ! Foires, pardons, assemblées, fêtes, veillées, tous ces événements collectifs étaient autant d'occasions pour les jeunes gens et les jeunes filles de se rencontrer et de se retrouver, sans compter toutes les petites occasions que la vie quotidienne leur ménageait !     
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